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OSCP Launches NavigationGate INS for Navigation During GNSS Outages

OSCP lance NavigationGate, un système INS pour maintenir la navigation pendant les interruptions du GNSS

OSCP a présenté NavigationGate, une unité compacte de traitement de navigation inertielle conçue pour permettre aux véhicules, aéronefs et plateformes autonomes de continuer à naviguer lorsque le positionnement GNSS est dégradé, brouillé ou totalement indisponible.

Le fabricant de capteurs inertiels basé à Montréal a ouvert les précommandes pour le premier lot de production le 1er septembre, positionnant NavigationGate comme une couche de traitement entre ses unités de mesure inertielle MK2 et le système de navigation global de la plateforme.

Au lieu de fournir des mesures brutes d’accélération et de vitesse angulaire à un autre ordinateur chargé de les interpréter, NavigationGate réalise localement la fusion des capteurs et fournit en continu une solution de position, de vitesse et d’attitude.

Cette différence devient de plus en plus importante à mesure que le brouillage et le spoofing GNSS quittent les seuls environnements militaires pour toucher l’aviation commerciale, les drones, les opérations maritimes et d’autres systèmes autonomes. L’EASA a publié la révision 4 de son bulletin de sécurité consacré aux interférences GNSS le 3 juillet 2026, à la suite d’analyses continues des événements de brouillage et de spoofing affectant l’aviation européenne.

Fusion de capteurs NavigationGate

NavigationGate combine les données d’une IMU OSCP avec un récepteur GNSS à double antenne compatible RTK, ainsi qu’avec des capteurs d’aide supplémentaires fournis par le véhicule ou l’intégrateur système.

Le filtre de navigation fonctionne directement sur l’unité, sans dépendre de l’ordinateur principal de la plateforme.

Selon OSCP, le système utilise un filtre de Kalman exécuté sur un processeur de classe Cortex-M7 avec prise en charge matérielle des calculs en virgule flottante. Le filtre est spécifiquement réglé pour les capteurs inertiels de l’entreprise plutôt que de s’appuyer sur un modèle IMU générique.

Le récepteur GNSS double antenne intégré peut également déterminer le cap vrai à l’arrêt, tandis que la prise en charge de récepteurs GNSS externes offre davantage de flexibilité aux intégrateurs lorsque NavigationGate est ajouté à une architecture de navigation existante.

Les données de navigation peuvent être transmises via les interfaces CAN 2.0B, CAN FD et RS-422.

Les sources d’aide supplémentaires peuvent inclure l’odométrie, la vitesse air et des mesures externes de cap. Ces entrées deviennent particulièrement utiles pendant les interruptions GNSS, car elles permettent de limiter la vitesse à laquelle la solution de navigation inertielle dérive.

Un système de navigation inertielle ne devient pas soudainement imprécis dès que le GNSS disparaît. L’erreur de position s’accumule progressivement à mesure que de petites erreurs dans les mesures d’accélération et de rotation sont intégrées au fil du temps.

La vitesse à laquelle cette erreur augmente dépend fortement de la qualité des capteurs.

NavigationGate fonctionne avec la gamme d’IMU MK2 d’OSCP, notamment la MK2E2 photonique pour les applications de niveau tactique et la MK2Z pour les systèmes de niveau navigation.

OSCP a publié un essai routier destiné à illustrer cette différence.

Lors d’un test de 21 minutes sans positionnement satellitaire, l’IMU photonique de l’entreprise a terminé à 5,7 mètres de la position de référence. Une unité MEMS de référence fonctionnant avec les mêmes données d’aide a terminé à 20,5 mètres.

La comparaison a volontairement été simplifiée, en utilisant les données du gyroscope et une entrée de vitesse à 1 Hz sans le système complet de filtrage de NavigationGate. Elle ne doit donc pas être interprétée comme une spécification directe de la précision de positionnement de NavigationGate.

Elle montre néanmoins pourquoi les performances du gyroscope deviennent de plus en plus importantes à mesure qu’une interruption GNSS se prolonge.

Matériel INS compact

NavigationGate mesure 75,5 x 58,5 x 30 mm et fonctionne avec une alimentation de 12 à 34 V.

L’unité peut également alimenter l’IMU connectée et comprend un baromètre intégré ainsi qu’un stockage microSD amovible. OSCP propose aussi une version OEM au format carte pour les fabricants souhaitant intégrer directement le matériel de traitement dans un autre produit.

Cette architecture rend NavigationGate potentiellement pertinent pour un large éventail de plateformes, notamment les UAV, les véhicules terrestres autonomes, les systèmes maritimes, les équipements de défense, la robotique et d’autres machines qui ne peuvent pas simplement cesser de fonctionner lorsque la navigation par satellite devient peu fiable.

OSCP a également annoncé simultanément la prise en charge d’ArduPilot pour l’ensemble de sa gamme d’IMU MK2, offrant aux développeurs de drones une voie d’intégration plus directe via CAN FD ou RS-422.

Pourquoi NavigationGate est important

L’aspect le plus intéressant de NavigationGate n’est pas qu’OSCP ait développé un nouveau système de navigation inertielle. Le marché compte déjà de nombreux produits GNSS/INS.

L’évolution la plus significative consiste à proposer le filtre de navigation sous la forme d’une couche de traitement dédiée autour d’une famille évolutive de capteurs inertiels.

Cette approche répond à un problème concret d’intégration.

Une entreprise développant une machine autonome peut déjà disposer d’un GNSS, de capteurs de vitesse de roue, de vitesse air ou de cap, ainsi que d’un ordinateur embarqué. L’ajout d’une IMU haute performance laisse néanmoins à l’équipe d’ingénierie la responsabilité de développer, régler et valider l’algorithme de fusion des capteurs.

NavigationGate transfère une grande partie de cette responsabilité vers une unité dédiée dont le filtre a déjà été conçu en fonction des caractéristiques des capteurs OSCP.

Il permet également aux fabricants de passer d’un niveau de performance inertielle à un autre sans devoir repenser l’ensemble de l’architecture de navigation.

Pour les systèmes fonctionnant dans des zones où les interférences GNSS durent quelques secondes ou quelques minutes plutôt que plusieurs heures, cette approche pourrait être particulièrement intéressante. L’objectif n’est pas nécessairement de remplacer indéfiniment la navigation par satellite, mais d’éviter qu’une interruption temporaire du GNSS ne provoque immédiatement une défaillance de navigation.

La véritable question de performance sera donc de savoir avec quelle précision le système NavigationGate complet peut maintenir la position et l’attitude lors de tests reproductibles en environnement privé de GNSS, avec différentes dynamiques de véhicule, différents niveaux de vibration et différentes configurations d’aide.

L’essai routier de 21 minutes d’OSCP est encourageant, mais les tests au niveau du système complet seront finalement plus importants qu’une comparaison isolée des gyroscopes.

Les interférences GNSS se multiplient

Le produit arrive sur le marché alors que la résilience de la navigation par satellite suscite beaucoup plus d’attention de la part des régulateurs et des fabricants de systèmes autonomes.

Les dernières recommandations de l’EASA concernent à la fois le brouillage GNSS, lorsque les signaux satellitaires sont masqués par des interférences, et le spoofing, lorsqu’un récepteur peut être amené à calculer une position incorrecte.

La mise à jour de juillet 2026 de l’agence a ajouté de nouvelles recommandations opérationnelles et de formation à la suite de travaux menés avec EUROCONTROL sur l’ampleur croissante des interférences GNSS affectant l’aviation.

Ce contexte crée une opportunité commerciale plus importante pour les technologies de navigation inertielle qui étaient auparavant principalement concentrées dans les secteurs militaire, aérospatial et dans d’autres applications spécialisées.

À propos d’OSCP

OSCPS Motion Sensing Inc., opérant sous le nom d’OSCP, est une entreprise canadienne privée spécialisée dans les capteurs inertiels et dont le siège est situé à Montréal, au Québec.

L’entreprise indique avoir été fondée en 2015 et développe des gyroscopes photoniques ainsi que des unités de mesure inertielle destinées notamment aux applications spatiales, de défense, maritimes et sous-marines, ferroviaires, robotiques et aux systèmes autonomes terrestres. Ses capteurs sont conçus et fabriqués au Canada et sont commercialisés comme étant exempts des restrictions ITAR.

Les profils publics de l’entreprise situent OSCP dans la catégorie des sociétés comptant entre 11 et 50 employés. Sa stratégie produit actuelle associe des capteurs MEMS conventionnels à une technologie inertielle photonique plus performante, notamment avec l’IMU MEMS MK2M2 et la MK2E2 photonique. La MK2M2 mesure 40 x 40 x 25 mm, pèse 75 grammes et consomme environ 1,2 watt, illustrant le format compact qu’OSCP vise pour les applications de navigation autonomes et embarquées.

NavigationGate étend cette stratégie au-delà de la fourniture de capteurs individuels en proposant aux clients une solution complète de navigation embarquée, sans les obliger à développer eux-mêmes la couche de traitement INS.