CHC Navigation s’apprête à présenter un nouveau flux de travail de capture de la réalité combinant son scanner laser SLAM portable RS7 avec la nouvelle caméra 360 degrés Insta360 X6, afin de répondre à l’essor rapide du 3D Gaussian Splatting pour la reconstruction numérique photoréaliste.
L’intégration du RS7 et de l’Insta360 X6 fera ses débuts dans l’industrie lors d’INTERGEO 2026, qui se tiendra à Munich, en Allemagne, du 15 au 17 septembre. CHCNAV indique que le concept associe les données spatiales basées sur le SLAM capturées par le RS7 à des images panoramiques haute résolution issues de la X6 afin de créer des environnements 3DGS visuellement plus réalistes et immersifs.
Cette approche est particulièrement intéressante car elle réunit deux types de données qui répondent à des problématiques différentes de la capture de la réalité. Le LiDAR fournit la structure spatiale et la géométrie, tandis que des images 360 degrés de haute qualité apportent les informations visuelles nécessaires pour reproduire les surfaces, l’éclairage et l’apparence générale d’une scène.
Le scanner SLAM RS7 fournit la géométrie
Au cœur du système se trouve le CHCNAV RS7, un scanner LiDAR 3D portable en temps réel principalement conçu pour les bâtiments, la cartographie intérieure, l’architecture et d’autres applications de capture de la réalité.
Le RS7 utilise un capteur LiDAR 64 canaux avec une portée maximale annoncée de 40 mètres. Il peut capturer jusqu’à 576 000 points par seconde en mode retour unique et jusqu’à 1,152 million de points par seconde en mode double retour. CHCNAV annonce également un champ de vision particulièrement large de 360 par 189 degrés, ce qui se révèle très utile pour numériser les plafonds, les éléments structurels et les espaces intérieurs confinés tout en se déplaçant sur le site.
Au lieu d’obliger l’opérateur à établir un grand nombre de positions fixes sur trépied, le scanner utilise la technologie SLAM pour estimer ses déplacements dans l’environnement tout en construisant en continu le nuage de points environnant.
Cela rend le RS7 particulièrement pertinent pour la capture de la réalité en intérieur, où le positionnement GNSS conventionnel peut être indisponible et où la vitesse d’acquisition des données peut être plus importante que la mise en place d’un contrôle topographique à chaque position individuelle du scanner.
L’Insta360 X6 ajoute une capture visuelle en 8K
La partie imagerie du flux de travail est assurée par l’Insta360 X6, la nouvelle caméra 360 degrés haut de gamme de la marque.
La X6 enregistre des vidéos 360 degrés natives en 8K jusqu’à 50 images par seconde et utilise deux capteurs Sony personnalisés conçus pour offrir ce qu’Insta360 décrit comme une imagerie 360 équivalente à un système de 1 pouce. La caméra intègre également trois puces de traitement, dont un processeur Qualcomm gravé en 4 nm et deux processeurs dédiés au traitement de l’image.
Selon Insta360, le système offre une plage dynamique maximale de 14,5 stops et capte sensiblement plus de lumière par pixel que la génération précédente. La X6 intègre également le traitement PureVideo, conçu pour améliorer les détails et réduire le bruit dans les scènes sombres.
Dans un flux de reconstruction 3D, ces capacités sont nettement plus importantes que la seule résolution 8K mise en avant.
Dans le cadre du Gaussian Splatting, une exposition irrégulière, le flou de mouvement, un bruit d’image excessif ou la perte de détails dans les ombres peuvent tous affecter les informations visuelles disponibles lors de la reconstruction. Les environnements intérieurs sont particulièrement difficiles, car une seule séquence peut inclure des fenêtres, un éclairage artificiel, des pièces sombres et des surfaces réfléchissantes.
Le système d’imagerie plus avancé de la X6, ses capacités HDR et son traitement en basse lumière répondent donc à une faiblesse pratique de nombreux systèmes d’imagerie compacts utilisés avec des scanners portables.
Le 3D Gaussian Splatting change le résultat final
L’aspect le plus intéressant de cette collaboration ne réside pas simplement dans le fait d’associer une caméra 360 degrés à un scanner. Des combinaisons similaires entre LiDAR et imagerie existent depuis des années.
La différence réside dans le type de résultat recherché.
Le 3D Gaussian Splatting, généralement abrégé en 3DGS, est une technique de représentation et de rendu de scènes qui suscite un intérêt considérable depuis la publication de la méthode originale en 2023. Plutôt que de s’appuyer uniquement sur des maillages polygonaux et des textures traditionnelles, cette méthode représente une scène à l’aide d’un grand nombre de primitives gaussiennes tridimensionnelles optimisées.
Les travaux de recherche initiaux ont démontré une synthèse de nouvelles vues de haute qualité tout en prenant en charge un rendu en temps réel en 1080p dans les conditions de test utilisées.
Cette caractéristique rend le 3DGS particulièrement intéressant pour les applications où l’objectif n’est pas simplement de mesurer un bâtiment ou de produire un nuage de points, mais de créer un environnement pouvant être exploré visuellement depuis différents points de vue.
Cela pourrait étendre la capture de la réalité aux jumeaux numériques, à la visualisation architecturale, à la documentation du patrimoine culturel, à la documentation immobilière, aux installations industrielles, à la formation immersive et aux présentations interactives.
Le LiDAR et l’imagerie répondent à des besoins différents
C’est ici que le concept associant le RS7 à la X6 devient techniquement intéressant.
Un nuage de points LiDAR dense peut décrire avec une grande précision la structure physique d’un environnement, mais même un nuage de points colorisé ne ressemble pas nécessairement à l’environnement réel lorsqu’il est visualisé de manière interactive.
Une caméra 360 degrés conventionnelle résout le problème inverse. Elle peut enregistrer une grande richesse d’informations visuelles, mais les images seules n’offrent pas les mêmes capacités de mesure géométrique directe que le LiDAR.
Associer les deux permet donc de créer un système de capture complémentaire.
Le RS7 peut fournir la structure spatiale et les informations continues de trajectoire, tandis que la X6 collecte des images haute résolution dans pratiquement toutes les directions. Les ensembles de données obtenus peuvent ensuite alimenter des flux de travail visant à combiner des informations spatiales mesurables avec une visualisation photoréaliste.
CHCNAV n’a pas encore publié de spécifications détaillées concernant l’ensemble de la chaîne de traitement RS7 plus X6, notamment la méthode de synchronisation, la procédure de calibration, le temps de traitement ou encore la chaîne logicielle précise utilisée pour générer le modèle Gaussian Splatting final. Ces éléments seront importants pour évaluer dans quelle mesure le processus est réellement optimisé pour un usage professionnel sur le terrain.
Pourquoi ce flux de travail est important
Le principal avantage potentiel pourrait résider davantage dans l’efficacité du flux de travail que dans la qualité d’image seule.
Historiquement, la capture de la réalité implique plusieurs étapes distinctes. Un géomètre capture la géométrie, des caméras collectent des images, les données sont recalées, les nuages de points sont nettoyés, des maillages peuvent être générés, des textures sont créées, puis le modèle final est préparé pour la visualisation.
Le 3DGS offre la possibilité de supprimer ou de simplifier certaines de ces étapes traditionnelles de visualisation.
Pour les utilisateurs qui ont avant tout besoin d’une représentation immersive plutôt que d’une surface CAD parfaitement optimisée, cela pourrait réduire considérablement le temps nécessaire entre la capture d’un bâtiment et la visualisation d’une version numérique convaincante.
Le RS7 est particulièrement bien adapté à ce concept, car CHCNAV positionne déjà ce scanner pour la capture rapide d’intérieurs et de bâtiments, les flux de travail liés au BIM et la documentation d’actifs.
L’ajout d’un système d’imagerie omnidirectionnel de haute qualité fait ainsi évoluer la plateforme au-delà de la simple acquisition de nuages de points vers une véritable capture visuelle de la réalité.
Une orientation pratique pour le 3DGS professionnel
D’un point de vue technique, l’intérêt de l’association entre le RS7 et la X6 tient au fait qu’elle rapproche le Gaussian Splatting d’un flux de travail de terrain reproductible, plutôt que de le considérer uniquement comme une technique d’infographie.
Il existe déjà de nombreuses démonstrations impressionnantes de 3DGS créées à partir de caméras et de séquences vidéo. Les professionnels du secteur géospatial ont toutefois besoin de davantage qu’un rendu spectaculaire. Ils ont besoin de procédures de capture prévisibles, de trajectoires fiables, d’une couverture suffisante et de jeux de données pouvant être connectés aux flux de travail existants de topographie et de données spatiales.
Le LiDAR apporte ici un avantage important à CHCNAV.
Plutôt que de demander aux algorithmes de photogrammétrie ou de vision par ordinateur d’inférer l’ensemble de la géométrie d’une scène à partir des images, le flux de travail commence avec un scanner spécifiquement conçu pour mesurer l’environnement.
L’Insta360 X6 fournit ensuite la densité visuelle nécessaire pour rendre cet environnement mesuré convaincant.
Cette combinaison est sans doute plus importante que les caractéristiques techniques individuelles de chacun des deux produits.
Si CHCNAV parvient à automatiser en grande partie la synchronisation, la calibration et le traitement, ce système pourrait constituer un pont pratique entre le scanning laser professionnel et le monde en évolution rapide de la visualisation neuronale et basée sur des primitives gaussiennes.
Débuts à INTERGEO 2026
CHCNAV prévoit de présenter le flux de travail RS7 plus Insta360 X6 lors d’INTERGEO 2026, qui se tiendra à Messe München, à Munich, du 15 au 17 septembre.
L’entreprise exposera dans le hall C6, stand D149.
INTERGEO présente son événement de Munich comme un point de rencontre de la communauté internationale du géospatial et des technologies de géoinformation. Les organisateurs attendent plus de 18 500 visiteurs professionnels provenant de 119 pays, ce qui en fait un lieu particulièrement adapté pour présenter une technologie située à l’intersection de la topographie, de la capture de la réalité et de la visualisation avancée.
À propos de CHC Navigation
Fondée à Shanghai en 2003, CHC Navigation développe des technologies de positionnement, de navigation et de cartographie destinées à la topographie géospatiale, à la construction, à l’agriculture de précision, au contrôle des machines, aux systèmes autonomes et à d’autres applications.
L’entreprise indique aujourd’hui employer plus de 2 200 personnes dans le monde et disposer d’un réseau de distributeurs couvrant plus de 140 pays. CHCNAV précise également que ses effectifs mondiaux comprennent plus de 1 000 ingénieurs en recherche et développement. La société est cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2017 sous le symbole 300627.SZ.
Son portefeuille de produits va désormais bien au-delà des récepteurs GNSS conventionnels et comprend des systèmes LiDAR terrestres et mobiles, des équipements UAV pour la cartographie, des plateformes de levés hydrographiques, des infrastructures GNSS, des technologies de contrôle de machines, des systèmes d’autoguidage agricole et des solutions de navigation autonome.
Le projet RS7 plus Insta360 X6 constitue donc une extension logique de l’évolution plus large de CHCNAV vers des systèmes intégrés de capture de la réalité, plutôt que vers du matériel de positionnement autonome.
Source : www.chcnav.com




