DJI a lancé la version 5.2.0 de sa plateforme Terra, poursuivant son orientation vers une intégration plus étroite entre son matériel de drones et son écosystème de traitement des données. Cette mise à jour se concentre moins sur l’introduction de nouveaux flux de travail que sur la réduction des frictions dans les processus existants, avec des gains notables en vitesse, automatisation et qualité des résultats pour les professionnels de la topographie, de la construction et de l’inspection.
La prise en charge HEIF pour Zenmuse L3 et l’export COG simplifient les flux de travail SIG
Une des principales nouveautés de cette version est la prise en charge de l’importation d’images HEIF, actuellement limitée aux ensembles de données capturés avec la charge utile Zenmuse L3. Bien que spécifique au matériel, cette évolution reflète la stratégie globale de DJI visant à aligner les formats de capture avec l’efficacité de traitement, notamment pour les missions de cartographie haute résolution.
L’introduction de l’export Cloud Optimized GeoTIFF est tout aussi pertinente pour les professionnels SIG. En permettant la sortie en COG, DJI Terra réduit les frictions liées au transfert de grands ensembles d’orthomosaïques vers des environnements SIG. Un chargement plus rapide et une meilleure compatibilité avec les outils cloud accélèrent directement le passage de la capture des données à leur analyse.
La reconnaissance automatique des points de contrôle réduit le temps de traitement manuel
DJI s’attaque également à l’une des étapes les plus chronophages de la photogrammétrie. La nouvelle fonction d’identification automatique des repères pour les données collectées avec le D-RTK 3 réduit considérablement le travail manuel de marquage des points de contrôle au sol.
Il ne s’agit pas seulement d’un gain de confort. Dans les opérations de cartographie à grand volume, la réduction des interventions manuelles se traduit par moins d’erreurs humaines et des délais de traitement plus courts, notamment lors du traitement de plusieurs missions par jour.
L’optimisation multi-cœurs et le mode haute efficacité accélèrent la reconstruction des grands ensembles de données
L’optimisation des performances constitue un axe majeur de la version 5.2.0. Les utilisateurs peuvent désormais contrôler l’allocation des cœurs CPU ou activer un mode haute efficacité conçu pour accélérer la reconstruction.
Concrètement, cela impacte directement les flux de travail intensifs tels que la cartographie de corridors, les relevés miniers et les projets d’infrastructure à grande échelle. Une reconstruction plus rapide signifie des cycles de projet plus courts et une meilleure utilisation du matériel et des ressources humaines.
Les améliorations en aérotriangulation LiDAR augmentent la précision des nuages de points
Côté LiDAR, DJI a affiné les algorithmes d’aérotriangulation afin d’améliorer l’estimation de trajectoire. Cela se traduit par des nuages de points plus précis, en particulier dans les environnements complexes où les erreurs de positionnement peuvent rapidement s’accumuler.
Des améliorations supplémentaires dans le traitement des données de stations de base renforcent également la fiabilité du positionnement, essentielle pour des applications comme la topographie et la création de jumeaux numériques.
Une meilleure qualité d’orthophotos et un traitement plus rapide du 3D Gaussian Splatting
La chaîne de production visuelle a également été améliorée. Les orthophotos générées à partir d’images obliques présentent désormais un équilibre des couleurs plus homogène et un niveau de détail plus élevé.
Parallèlement, les améliorations apportées au 3D Gaussian Splatting augmentent à la fois la vitesse de rendu et la qualité des modèles en modes haute résolution. Cela est particulièrement pertinent pour les utilisateurs créant des modèles 3D destinés à des présentations ou à des inspections visuelles.
La réduction du bruit et l’optimisation de la précision sont désormais activées par défaut dans les flux de nuages de points en lumière visible, éliminant le besoin de configurations supplémentaires et garantissant des résultats plus propres dès le départ.
Limitations pratiques et corrections pour les utilisateurs professionnels
DJI a corrigé un problème connu concernant les intervalles des courbes de niveau lors de l’utilisation des unités impériales, une amélioration particulièrement pertinente pour les professionnels basés aux États-Unis.
Cependant, certaines limitations subsistent. La prise en charge HEIF reste limitée aux ensembles de données Zenmuse L3, et les utilisateurs Windows sont toujours confrontés à la limite de 260 caractères pour les chemins de fichiers lors du traitement multi-cœurs, ce qui peut affecter les structures de projets complexes.
Ce que cette mise à jour change dans les flux de travail réels
Cette version met moins l’accent sur des fonctionnalités majeures que sur des gains d’efficacité cumulés. DJI optimise clairement le gain de temps sur l’ensemble de la chaîne, de l’ingestion des données jusqu’au résultat final.
Pour les utilisateurs professionnels, l’impact est direct. Une reconstruction plus rapide réduit les limitations matérielles, l’automatisation diminue les coûts de main-d’œuvre et une meilleure précision réduit les risques de retraitement. Dans des secteurs où les marges dépendent du débit et de la précision, ces améliorations progressives ont un effet cumulatif important.
Plus important encore, l’intégration renforcée entre le matériel DJI et le logiciel Terra consolide une stratégie d’écosystème fermé. Les utilisateurs adoptant l’ensemble de la solution DJI bénéficieront probablement des gains d’efficacité les plus importants, renforçant ainsi la fidélisation tout en augmentant les barrières pour les environnements multi-matériels.
À propos de DJI
DJI, dont le siège est à Shenzhen en Chine, est le leader mondial des drones civils, avec une part de marché estimée à plus de 70 % dans le segment des drones commerciaux. L’entreprise sert des clients dans plus de 100 pays et emploie plus de 14 000 personnes.
Son portefeuille comprend des drones grand public, des plateformes UAV professionnelles, des systèmes de stabilisation de caméra et des solutions logicielles comme DJI Terra. Dans le segment professionnel, l’écosystème DJI est largement utilisé dans la topographie, l’agriculture, l’énergie et la sécurité publique, positionnant l’entreprise comme un acteur dominant à la fois sur le matériel et le traitement des données.




